faits divers•L’AS Auchy-les-Mines a déploré vendredi qu’après la finale d’un tournoi U10-U11 dans le Pas-de-Calais, cinq enfants de l’équipe adverse de l’AFC Creil s’en étaient « violemment pris » à l’un de ses joueurs
Mattheo a fini son match sur une civière et a dû être amené à l’hôpital pour passer des examens. Ce jeune joueur de 9 ans du club de l’AS Auchy-les-Mines, dans le Pas-de-Calais, a été agressé vendredi, au terme de la finale d’un tournoi U10-U11 par cinq enfants de l’équipe de l’AFC Creil. Il aurait été balayé puis victime de « coups de pied à la tête et au corps ».
Son club compte saisir la Ligue de football des Hauts-de-France pour « sanctionner les responsables », a déclaré dimanche à l’AFP son président Julien Borie. L’AFC Creil a fini par réagir dimanche dans un communiqué sur Facebook, s’excusant envers Mattheo, sa famille et son club et condamnant « sans réserve toute forme de violence, qu’elle soit physique, verbale ou comportementale, sur et autour des terrains de football ».
La FFF au soutien de Mattheo
Le club de l’Oise a aussi annoncé une enquête interne et promis de prendre « toutes les mesures disciplinaires nécessaires ». Dans un communiqué, la FFF a aussi déploré ces violences et a apporté son soutien à Mattheo. « Le football et le sport en général doivent rester des espaces dédiés au jeu et au plaisir. De tels comportements violents doivent être condamnés avec force (…). La FFF engagera les actions adaptées pour sanctionner ces comportements. »
Mais cette histoire ne s’arrête pas là, comme l’a indiqué le club des cinq agresseurs. « Nous souhaitons également dénoncer avec fermeté les nombreux propos haineux, injurieux et à caractère raciste » qui ont déferlé sur les réseaux sociaux par rapport à cet incident, a poursuivi l’AFC Creil, l’une des villes conquises par LFI lors des municipales de mars.
Auchy-les-Mines regrette la « récupération politique »
Le club d’Auchy-les-Mines s’est joint dimanche à l’AFC Creil pour « dénoncer la vague de haine et de racisme subi » par ce club sur les réseaux sociaux depuis la médiatisation de l’affaire, dont il a aussi déploré sur Facebook « la récupération politique ». Plusieurs personnalités politiques, notamment d’extrême droite, ont en effet réagi à cette agression, dont Marine Le Pen.
Le maire LFI de Creil, Omar Yaqoob, a fustigé les « députés de la nation qui s’engouffrent dans cette histoire pour pouvoir stigmatiser toute une ville de 35.000 habitants », appelant lui aussi à « l’apaisement » et ajoutant son « soutien à Mattheo et à sa famille » auprès de l’AFP. Il a jugé « irresponsables » les élus qui ont relayé l’histoire, lui donnant selon lui des « énormes proportions » et « transformant cela en procès d’une ville populaire ».
